Forum Social 06

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Mouvements sociaux mondiaux

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vendredi 10 mars 2017

forum social au Maroc

C'est un forum social des quartiers populaires de Casablanca qui vous est proposé

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dimanche 22 janvier 2017

Sommet Alternatif au 27ème sommet France-Afrique

Déclaration finale de la 12ème édition du Forum des peuples du Mali,

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jeudi 19 janvier 2017

Solidarité

Le devoir humanitaire n’est pas un vain mot dans le 06

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dimanche 21 février 2016

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http://cddf06.blogspot.fr/2016/02/journee-internationale-des-droits-des.html

mardi 25 juin 2013

La fermeture brutale de la radio et de la télévision grecques...

La fermeture brutale de la radio et de la télévision grecques démontre l’urgence d’une inversion radicale des politiques austéritaires en Grèce et en Europe

Communiqué de la Fondation Copernic

Durant deux jours, ces 7 et 8 juin, des milliers de militant-es et de dirigeant-es de mouvements sociaux et de syndicats, dont un millier venu de 22 pays différents, se sont réunis pour proclamer le « Manifeste d’Athènes » et renforcer la convergence de leurs luttes européennes pour mettre fin à l’austérité et réclamer une démocratie véritable. 

Dans les conditions particulièrement difficiles que connaissent la population et les mouvements sociaux en Grèce, ce premier Alter Sommet a permis un message fort de solidarité internationale avec les luttes du peuple grec, et un important pas en avant pour le mouvement social européen. 

Le Manifeste d’Athènes a été préparé depuis six mois au sein de l’Alter Summit, réseau comptant à ce jour 189 organisations Réseau parmi lesquelles des mouvements féministes, écologistes, alterondialistes, de nombreux groupes de solidarité locale, de précaires et d’indignés, des réseaux d’intellectuels critiques, et un grand nombre d’organisations syndicales nationales ou européennes. 

Ce Manifeste constitue doublement une première : pour la première fois, une très large plate-forme syndicale et sociale s’accorde sur une liste limitée de revendications communes et urgentes sur lesquelles concentrer leurs luttes. Et pour la première fois, un important rassemblement européen est convoqué non pas pour élaborer un texte, mais pour construire les stratégies d’action et les rapports de forces sur base d’un texte de consensus longuement préparé. Ce Manifeste montre l’existence d’alternatives, pour une Europe sociale, écologique, féministe et démocratique. 

La présentation du Manifeste a été l’occasion d’entendre des messages de soutien d’organisations très importantes, qu’il s’agisse de grandes organisations syndicales, de mouvements de précaires, de femmes, de migrants … 

Trois personnalités politiques ont exprimé leur soutien à l’Alter Summit : la députée socialiste autrichienne Sonia Ablinger, l’euro-député vert Philippe Lamberts, et Alexis Tsipras, président de Syriza et vice-président du parti de la Gauche Européenne. 

Après la proclamation de cet important Manifeste, 15 assemblées (Programme) ont travaillé sur la convergence des luttes, le renforcement et l’extension du réseau, et l’organisation d’actions communes. Maintenant les organisations membres vont se saisir de ces propositions et décider lesquelles seront les priorités communes. Parmi les propositions avancées, il y a des actions à l’échelle européenne contre l’austérité et le « Fiscal Pact », contre la politique et le mandat de la BCE, contre la privatisation progressive des soins de santé, contre la montée de mouvements d’extrême-droite, non seulement fascistes mais désormais aussi néo-nazis. Le renforcement des réseaux de solidarité locale est aussi à l’agenda. Et, bien entendu, la réaction urgente à la fermeture brutale de la radio et de la télévision publiques ! 

La situation tragique à laquelle l’austérité a mené la Grèce montre qu’une toute autre Europe est nécessaire et urgente ; la réussite du rassemblement européen d’Athènes montre que cette autre Europe est possible. La modification des rapports de forces passera par une analyse commune (exprimée par le Manifeste) et par la convergence des luttes locales, nationales et européennes.

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article945

dimanche 26 mai 2013

Déclaration finale de l’Assemblée des mouvements sociaux tenue lors du Forum social mondial 2013 à Tunis le 29 mars 2013

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2013 à Tunis affirmons l’apport capital des peuples du Maghreb-Mashrek (du Nord d’Afrique jusqu’au Moyen Orient) dans la construction de la civilisation humaine. Nous affirmons que la décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons dans le respect de notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination et d’oppression.

Nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des politiques néolibérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.
Ensemble, les peuples de tous les continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique.

Maintenant, nous nous trouvons dans un carrefour où les forces conservatrices et rétrogrades veulent arrêter les processus initiés il y a deux années par des soulèvements populaires dans la région du Maghreb-Mashrek qui ont permis de faire chuter des dictatures et de remettre en cause les politiques néolibérales imposées aux peuples. Ces soulèvements se sont étendus à tous les continents du monde en générant le mouvement des indignés et les occupations des places publiques d’Athènes à Wall Street.

Les peuples du monde entier subissent aujourd’hui l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle ses agents (banques, transnationales, groupes de médias, institutions internationales et tous les gouvernements complices avec le néolibéralisme) cherchent à accroître leurs bénéfices au prix d’une politique interventionniste et néocolonialiste.

Guerres, occupations militaires, traités néolibéraux de libre-échange et «mesures d’austérité» se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens communs et les services publics, baissent les salaires, réduisent les droits, augmentent le chômage, augmentent la surcharge des femmes dans le travail de soins et détruisent la nature.

Ces politiques affectent lourdement les pays riches du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les expulsions de logements, l’endettement et les inégalités sociales comme on peut le voir tous les 
jours en Grèce, à Chypre, au Portugal, en Italie, en Irlande et dans l’Etat Espagnol. Elles renforcent le conservatisme et le contrôle sur le corps et la vie des femmes. En outre, ils tentent de nous imposer « l’économie verte » comme solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie et de la nature.

Nous dénonçons l´intensification de la répression des peuples rebelles, l’assassinat de leaders des mouvements sociaux, la criminalisation de nos luttes et de nos propositions.

Nous affirmons que les peuples ne doivent pas payer pour cette crise et qu’il n’y a pas d’issue possible au sein du système capitaliste. Ici, à Tunis, nous réaffirmons notre engagement avec la construction d’ une stratégie commune de lutte contre le capitalisme.  C’est pour ça que, nous, les mouvements sociaux luttons :

- Contre les transnationales et le système financier (FMI, BM et OMC),
 principaux agents du système capitaliste, qui privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales, promeuvent les guerres et les violations des droits humains. Les transnationales multiplient l’exploitation frénétiques des ressources naturelles en portant atteinte à la vie, accaparent nos terres et développent les semences et les aliments transgéniques qui privent les peuples de leur droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous luttons pour l´annulation de la dette illégitime et odieuse qui est aujourd´hui un instrument global de domination, de répression et d´asphyxie économique et financière des peuples.

Nous refusons les accords de libre-échange que nous imposent les États et les transnationales et nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, par les peuples et pour les peuples, fondée sur la solidarité et sur la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

- Pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Nous savons que le réchauffement global est le résultat du mode capitaliste de production, de distribution et de consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements qui sont à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons l´« économie verte », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés, la géoingénierie et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD (Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation), qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et les territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’agriculture paysanne qui constituent une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et permettent aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et soutenir les luttes paysannes locales.

- Contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité ne sont pas garanties. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons.
Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

- Pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires. Nous dénonçons les faux discours sur la défense des droits humains et le combat contre les intégrismes, qui souvent sont utilisés pour justifier des interventions militaires comme à Haïti, en Libye, au Mali et en Syrie. Nous défendons le droit à la souveraineté et à l’autodétermination des peuples notamment en Palestine, au Sahara Occidental et au Kurdistan.

Nous dénonçons l’installation des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde.

Nous luttons pour la liberté de nous organiser dans des syndicats, des mouvements sociaux, des associations et toutes autres formes de résistance pacifique.

Renforçons nos instruments de solidarité entre les peuples comme le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël, la lutte contre l’OTAN et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

- Pour la démocratisation des mass médias et la construction de médias alternatifs, qui sont fondamentaux pour combattre la logique capitaliste.

Inspirée par l’histoire de nos luttes et par la force rénovatrice des peuples quand ils se mobilisent dans les rues, l’Assemblée des mouvements sociaux appelle tous et toutes à développer des actions de mobilisation coordonnées au niveau mondial dans une journée globale de mobilisation à une date à définir.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour abattre le système capitaliste ! Assez d'exploitation, assez de patriarcat, de racisme et colonialisme ! Vive la révolution ! Vive la lutte de tous les peuples !